Chapter n°2
_____Leila : Dois-je le faire ?Leila's speaking.
____Je ne savais pas ce qui était préférable pour moi désormais. Tout semblait s'enchaîner si rapidement que cela m'empêchait de réaliser et de comprendre enfin ce que j'allai vivre pendant son absence : vivre pendant une durée inconnue avec une étrangère ! Après quelques secondes de réflexion intérieure, ma main frappa malgré mon hésitation. Je pus voir une dame d'environ cinquante ans venir m'accueillir, le sourire aux lèvres même si elle ne devinait toujours pas qui j'étais. Quelques secondes de silence, quelques peu gênantes envers moi, s'écoulèrent avant que je me décide à parler.
_____Moi : Bonjour, je suis Leila, la fille de Mr Loffman. Mon père m'avait noté votre adresse et m'avait indiqué que je devais
_____m'y rendre aujourd'hui le temps de son absence.
_____Jacqueline : Oh oui d'accord, et il ne m'a pas dit du bien de toi ! Mais entre dont, je ne vais pas te laisser dehors pendant
_____des heures et je ne vais pas te manger ^^.
_____Moi : Merci madame.____J'exécutai ce qu'elle venait de me dire, et je fus en pleine admiration lorsque je vis la décoration intérieure de son chez-soi. Tout semblait si magnifique que l'on osait uniquement regarder des yeux et non salir en touchant, l'entrée nous faisait fortement deviner que Mme Butillet était quelqu'un de très bien placé dans le milieu social. Le sol était d'un carrelage blanc et brillant, les murs tapissés de papier-peint clair, les coins décorés de plantations et les côtés meublés de fauteuils, de tables... Tout était si parfait que cet endroit était le portrait d'un rêve d'une femme n'ayant aucunes chances dans la vie : une légère musique résonnait au loin nous emportant avec elle, ces tableaux qui nous invitaient à y entrer, ses miroirs qui dessinaient de l'or autour de nous, cet endroit était très calme et reposant.
____Mme Butillet, ou Jacqueline comme je devais l'appeler à présent, fit marche avec moi entre les couloirs de cette immense maison, pour enfin nous faire atterrir devant une magnifique terrasse, recouverte à moitié d'un parasol, permettant de faire place à l'ombre. Nous nous installâmes confortablement sur deux transats, ma position étant assise car je ne me sentais pas à ma grande aise. Soudain, une question me vint à l'esprit, que je décidai alors de poser à Jacqueline pour essayer d'en découvrir la réponse.
_____Moi : Jacqueline, est-ce que vous savez combien de temps s'absentera mon père ? Car il m'a dit que ce n'était pas fixe,
_____que cela varierait selon son envie de me revoir ou non.
_____Jacqueline : De un, tutoies moi car j'ai l'impression d'être tout à coup vieille comme je ne sais quoi. Et de deux, oui je
_____sais la durée. Elle n'est pas encore exacte pour le moment, mais elle sera de minimum deux ans, c'est ce qu'il m'a
_____informé.
_____Moi : Deux ans ? Mais déjà il me laisse vivre chez une inconnue, et il part pendant tout ce temps ! Je sais, il ne m'aime
_____pas et moi non plus pour dire, mais tout est allé trop vite je trouve ! Il ne m'en avait même pas parlé auparavant, de ce
_____départ si rapide...
_____Jacqueline : Il a sûrement ses raisons Leila. Je ne peux pas t'en dire plus, il m'a promis de garder le reste pour moi. Je
_____réclamais bien sûr des explication à son départ comme toi et j'en ai eu les réponses, mais elles doivent rester
_____confidentielles, je suis désolée.
_____Moi : Ce n'est pas grave, tu n'y es pour rien. Est-ce que je pourrai sortir dans les rues me balader ? J'ai besoin de prendre
_____un peu l'air.
_____Jacqueline : Bien sûr, mais sois là pour midi, c'est l'heure où l'on déjeune.____Je me levai par la suite et reparcourrai le long chemin pour revenir au point de départ, la porte d'entrée. Je remis mon léger gilet et m'aventurai dans les rues, seule au monde comme toujours. Les gens qui me croisaient ne me regardaient pas, ce qui me rendait à l'aise car, lorsque les regards étaient posés sur ma personne, l'angoisse prenait le dessus. Le sol était le seul sur qui mon regard se plongeait désespérément, cherchant une sortie de ce monde. Je reçus parfois des feuilles sur mon ventre ou sur ma chevelure, ce qui faisait apparaître un léger sourire d'amusement sur mon visage.
____Je vis un banc dans le parc, où je décidai de m'installer pour passer un peu le temps. Je regardais les passants qui me jetaient quelques regards étranges, auxquels j'étais habituée, et découvrais ces magnifiques verdures qui m'entouraient. Je me levai alors et m'allongeai quelques pas plus loin dans l'herbe verte, sous un grand arbre de même couleur. La végétation était une de mes passions, toutes les sortes de paysages me fascinaient. Je connaissais beaucoup de variétés de fleurs, en particulier celles qui résidaient dans mon jardin secret d'autrefois. Ma mère l'avait conçu pour moi à ma naissance, devinant que j'allais autant lui ressembler. Sur ce point, elle n'avait commis aucune erreur, une des plus graves qu'elle est faite est, selon moi, d'avoir épousé mon père. Comment peut-on aimer un être aussi brutal, aussi injuste, aussi raciste, aussi stupide, aussi maladroit, aussi invivable ? « Il ne faut pas se fier aux apparences » dit si bien le proverbe, ma mère ne l'ayant pas respecter, je ne lui en veux pas de me l'avoir offert comme père, mais l'amour avait juste fait son choix. Je ne peux pas dire que d'écouter son c½ur est une erreur, même si je n'ai jamais été amoureuse de ma vie, je sais que cela serait un mensonge. Seulement, la vie ne fait jamais le bonheur parfait, les couples qui s'entendent à merveille... Tout ça n'est adjugé que pour quelques uns d'entre nous et non à tout l'univers, même si ce soit quelque chose d'important dans la vie d'une personne. Ma mère n'a pas fait le bon choix, peut-être a-t-elle refait sa vie avec un autre homme meilleur ? Cette question reste mystérieuse malgré tout.
_____Inconnu : Qu'est ce que vous faîtes jeune demoiselle ? Vous n'avez pas le droit de vous allongez ici, alors partez tout de
_____suite avant que je me fâche !
_____Moi : Oui monsieur. Dans sa tête Il est pas bien lui avec ses règles débiles, on n'a même plus le droit de se reposer tout
_____en admirant le paysage du parc.____Je me levai rapidement et partit en courant, pour ne pas qu'il me fasse une leçon des bonnes choses et des mauvaises. Je m'avançais peu à peu de la grande place, celle où réside l'hôtel de ville. Une fois arrivée à cet endroit, je regardai la grande horloge, étant suspendue au plus haut possible, afficher 11h50. Je regardai d'abord autour de moi avant de reprendre ma course, de peur d'être en retard pour le déjeuner. J'empruntai beaucoup de petites ruelles, espérant trouver un raccourci. Quelques minutes plus tard, je rentrai enfin à ma « nouvelle demeure ». J'enlevai rapidement ma veste et partis dans ma chambre, située au fond du couloir du premier étage. Je m'allongeai sur mon lit, quand je vis l'heure : 12h00. Je me penchai à la fenêtre de ma chambre, donnant vue sur la terrasse et l'immense jardin, et je vis Jacqueline toujours allongée sur son transat.
_____Moi : Jacqueline je suis rentrée, il est midi !!
_____Jacqueline : Oh merci de me prévenir Leila, je m'étais endormie depuis ton départ ^^. Cela te dit de manger sur la
_____terrasse ? Vu que le temps est magnifique aujourd'hui.
_____Moi : Oui, je suis d'accord. J'arrive, je descends.____Je fermai doucement ma fenêtre, refermai les légers rideaux de celle-ci et descendis les escaliers pour me retrouver sur la terrasse. Les assiettes ainsi que les couverts étaient déjà posés sur la table recouverte d'une jolie nappe, volante quelque peu par le vent. Je m'aventurai dans l'immense jardin fait de hais, de petits chemins, d'arbustes, de fleurs de toutes les couleurs du monde. Je vis alors au loin une piscine avec une balancelle juste à côté d'un arbre. J'étais là, bouche-bée, fascinée par le paysage que mes yeux pouvaient découvrir. Mon corps s'était détendu laissant place à un calme complet en moi, quand j'eus un petit sursaut lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule.
_____Jacqueline : Tu aimes ce petit coin ?
_____Moi : Oui, il est magnifique.
_____Jacqueline : C'est là que j'allais dans le temps quand j'étais triste, après la mort de mon mari...
_____Moi : Oh Jacqueline ne pleure pas, tu vas me faire pleurer aussi. C'est fini toute cette histoire, n'y pense plus et vis
_____l'instant présent.
_____Jacqueline : Tu es si différente et si mûre pour une jeune fille de ton âge. Ton père me disait du mal de toi mais, pour
_____l'instant, j'ai la certitude qu'il m'a menti.
_____Moi : C'est assez compliqué et délicat comme histoire. Mais comment mon père te connaît ? En général il n'est pas très
_____aimable envers les gens et côtoyer une personne aussi gentille et généreuse que toi ne serait pas dans son quotidien.
_____Jacqueline : Tu as une mauvaise vue de ton père mais c'est quelqu'un de très bien au fond. Seulement il ne le laisse pas
_____souvent voir et la violence qu'il te fait subir n'est pas contre toi, parce qu'il faut que tu le saches, ton père t'aime Leila.
_____Moi : Je ne suis pas sûre Jacqueline, il me hait comme moi envers lui. Je ne te crois pas, une personne comme lui ne
_____peut pas aimer sa fille en lui faisant subir ce qu'il me fait. Il t'a raconté n'importe quoi, comme il le fait à tout le monde.
_____Et toi tu es tombée dans ses mensonges !
_____Jacqueline : Assis-toi et laisse-moi t'expliquer toute l'histoire...____On s'installa toutes les deux sur la balancelle, très confortable. Elle me raconta toute l'histoire mais je n'en croyais pas un mot, cela serait impossible d'être vrai. Soit-disant que mon père souffre et qu'il n'arrive pas à se débarrasser de sa souffrance, il s'acharne sur moi. Mais pourquoi moi ? Je suis, comme elle me l'affirme, la seule personne qui est le plus souvent avec lui. Je lui explique à mon tour toute ma vie depuis le début. Son arrivée en Allemagne pour me ramener ici, à Los Angeles. Cet acte montre qu'il ne m'aime pas et qu'il ne souffre pas, vu qu'il savait parfaitement que j'aimais plus ma mère. Et lui qui affirmait clairement qu'il détestait sa fille ? Ça n'a pas pu changé du jour au lendemain. Jacqueline essaye de me calmer mais en vain, je veux connaître la vérité sur mon père, sa vraie vie. Si il me l'a cachée, je crois que je ne lui pardonnerai jamais, jamais !
____Je me lève, tremblante de rage, et cours dans le fond du jardin interminable. Je veux aller le plus loin de cette ville, de cette vie qui me hante la tête malgré mes efforts pour lutter contre. Je vois une barrière qui donne sur un champ et j'aperçois qu'elle n'est pas fermée à clef. Je l'ouvre et je m'enfuis, entendant les cris de Jacqueline pour me retenir. Je ne veux plus la revoir, même si elle n'y est pour rien dans l'histoire, c'est mieux ainsi. Mon père m'avait clairement informé : « Si tu n'es pas là-bas, ça ira mal pour toi ! Compris ? ». J'ai compris, mais ce n'est pas pour cela que je respecterai ses paroles, peut-être fausses. Je doute, je doute sur lui, sur sa vie. M'a-t-il tout dit à son sujet ? M'en cache-t-il une majeure partie ? Je n'en suis plus certaine à présent, lui qui a un visage si aimable mais qui pourtant me fait du mal, deux choses s'affrontent : l'apparence et le moral. L'apparence joue toujours le rôle de l'héroïne, mais il ne faut jamais la croire, même si elle influence beaucoup sur le jugement.
____Je me laisse tomber, la vue trouble, le c½ur battant la chamade et le souffle presque coupé. Je regarde le ciel rempli de nuages, qui tournent avec quelques vertiges et un mal de tête me fait horriblement mal. Je respire profondément et calmement pour que cela passe mais mon plan échoue. Je me relève et je devine au loin la barrière que j'ai franchie. Je marche doucement, puis accélère le pas au fur et à mesure que les minutes s'écoulent. Ma vue n'est pas nette mais je peux très bien distinguer au loin, après un quart d'heure de marche, la barrière avec Jacqueline me faisant signe. A cette vue, je l'appelle mais je n'obtiens aucune réponse. Je m'arrête et la regarde, je la vois qui court vers moi voyant que je manque de tomber. Quelques secondes plus tard, elle se tient devant moi, quelque peu inquiète.
_____Jacqueline : Leila ça va ? Leila ? Tu m'entends ?____Je ne trouve pas la force de répondre, de parler, d'ouvrir la bouche. Je sens juste mon c½ur battre à vive allure et mon souffle ralentir. Je sens les bras nus de Jacqueline m'enlacer avec douceur, ce qui me réchauffe légèrement mais les vertiges et le mal de tête sont toujours présents.
_____Moi : Jacqueline...
_____Jacqueline : Oui ma Leila ?
_____Moi : Je ne me sens pas bien...____Mes yeux commencent à se fermer doucement, mes jambes à s'affaiblir et mon esprit s'endort par la suite dans le noir complet, sa dernière phrase résonnant en boucle : « Oui ma Leila »...
Hello everybody !!
Me revoilà de retour pour un nouvel épisode, qui j'espère vous aura autant plu que le précédent.
J'ai fait attention à vos remarques et, comme certaines personnes le voulaient,
j'ai fait un peu plus de dialogue ^^. Le premier chapitre était surtout de la description
pour bien que vous compreniez la vie de notre petite Leila =).
Cependant, j'ai sûrement commis encore quelques erreurs ^^.
Combien de commentaires me proposez-vous sur cet article ?
Et bien je vous dis au revoir sur un air de Got Me Going Crazy =P.
PS : Encore désolé de cet immense retard, le temps que j'ai
entre les cours, les repas et les devoirs est très très court =$.