I'm sorry for that.

I'm sorry for that.






Tout d'abord, je voudrais vous préciser que les mots qui vont suivre ne me font pas spécialement plaisir. J'ai pris la décision d'arrêter ma fiction lors des cours, et d'uniquement l'écrire pendant les vacances. Elle reprendra donc route pendant les vacances de Noël qui approchent. Mon temps libre diminue, les professeurs trouvant que notre travail devient moins satisfaisant, et il faut que je me prépare pour le brevet blanc en janvier !
J'espère notamment que, malgré cette pause lorsque nous travaillons, vous attendrez chaque vacances et que je pourrai toujours vous compter aussi nombreuses !
Petit mot de fin : je suis vraiment désolée mais sachez que je vous aime très fort <3.



Photo prise dans mon jardin, sous un beau ciel bleu du Pas-De-Calais =).

# Posté le mardi 09 décembre 2008 13:48

.Tonight-Is-Nothing.

.Tonight-Is-Nothing.


Ma vie n'a rien d'extraordinaire, même pitoyable à ma vision. Tout était merveilleusement bien dans le temps où j'habitais à Berlin, ma ville natale, avec ma mère ainsi que ma grand-mère, mes parents étant divorcés. Ma famille m'aimait, et tout ce que je désirais me revenait. Mais un jour, tout ce bonheur s'effaça avec l'arrivée imprévue de mon père. Je ne l'avais pas revu depuis quelques années, lui qui informait clairement tout le monde qu'il détestait sa fille. Le pourquoi de sa visite n'avait jamais été expliqué, il était juste venu me chercher pour m'emmener avec lui en Amérique, à Los Angeles. Malgré mes efforts pour ne pas quitter ma mère, je n'avais pas la force pour l'en empêcher. Depuis ma vie est devenue un enfer, remplaçant le magnifique comte de fée d'autrefois. Tout l'amour que j'avais a disparu, laissant place à la misère, l'angoisse et la haine. Je hais mon père, je ne sais plus ce que signifie le verbe « Aimer » et je n'ai plus le droit de sacrifier des pensées à elle, ma mère...



Casting
Leila Loffman > Selena Gomez
Florine Loffman > Demi Lovato
Nick Jonas > Nick Jonas
Joe Jonas > Joe Jonas
Kévin Jonas > Kévin Jonas
Autres Personnages



Comment avez vous trouvé l'introduction ? Bien ? Si vous désirez être prévenue, c'est tout simple : il suffit juste de laisser trois commentaires en l'expliquant clairement, et vous aurez votre petit lien à la fin de cet article. J'espère sincèrement que je serai à la hauteur, et que vous aimerez ma façon d'écrire et de vous raconter cette petite histoire =).

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A bientôt ou sinon au revoir =) !!
La créatrice du blog.

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 08:06

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 06:04

.Un départ si mystérieux..

.Un départ si mystérieux..


Chapter n°1



____C'était une jeune fille, Leila Loffman, séparée de sa mère allemande depuis maintenant un peu plus d'un an. Elle est là, allongée sur le canapé du salon chez son père, à Los Angeles, se perdant dans ses pensées et ses pleurs, quelques peu nombreux en ce jour de Juillet. Elle déteste la ville dans laquelle elle est obligée de vivre, ces passants si brutaux qui révèlent parfois de la peur et de l'angoisse en nous, ces amis si infidèles qui ne nous souhaitent que du mal, ces jeunes plongés dans l'alcool, ces professeurs si stricts... Tout était si parfait en Allemagne, son pays de naissance, où tout lui allait et où tout ce qu'elle désirait lui revenait. Sa mère, riche avec des millions en réserve, ne lui souhaitait que son bien et lui donnait tout ce dont une fille de onze ans a besoin pour être heureuse. Elle recevait un bisou sur le front chaque soir avant de se coucher pour que les cauchemars s'effacent laissant place à de magnifiques rêves, elle avait des peluches qui l'aidaient dans les pires moments, sa famille la comprenait lorsque son c½ur s'était fendu et qu'il fallait le recoudre avec un petit peu d'amour. Sa chambre si bien décorée avec des tableaux de paysages posés soigneusement dans des cadres, sa couverture parsemée de fleurs, ses rideaux laissant passer quelques rayons de soleil, ses armoires faites d'un bois si soyeux, tout était présent. De plus, toute sa famille maternelle résidait dans la même ville, sa mère ayant trouvé une université et un travail dans sa ville natale, à son plus grand bonheur car être séparée de ses parents aurait été une tâche difficile à surmonter pour elle. Elle était très fragile, si sensible qu'elle pleurait très facilement, et si adorable. Leila était son portrait sans aucunes exceptions, rappelant parfaitement sa mère par son morale mais aussi par le physique, ayant le visage si bien dessiné et respirant la bonne humeur, malgré que son c½ur soit désormais en mille morceaux, rempli uniquement de l'inverse. Elle aimerait tant qu'un ange vienne de là-haut, venant la secourir de toutes ces successions qui ne font qu'augmenter la plaie, pouvoir se blottir dans les bras protecteurs de sa mère, ressentir une dernière fois son parfum dont elle était habituée étant petite, mais tous ces v½ux ne se sont pas encore exaucer, emportant le peu d'espoir et d'impatience qu'elle avait encore.


____Elle cherche depuis une semaine la raison de l'acte de son père. Pourquoi l'a-t-il récupérée alors qu'il ne voulait plus la voir depuis deux ans ? Pourquoi est-ce elle qui doit subir ses coups violents plutôt qu'une autre personne ? Lui ayant perdu le dernier membre de sa famille, son père, n'est pas une raison pour s'acharner sur elle, sa propre fille... Ces coups de fouet si nombreux chaque jour laissent des marques sur sa peau, qu'elle cache uniquement quand elle est habillée. Chaque soir, lui ne le sachant pas, elle regarde toutes ses blessures et le maudis pour ce qu'il lui fait subir. Elle espère du plus profond d'elle-même que ses pensées ne seront pas dites tout haut pour qu'ils ne les entendent, sinon ce serait fatal pour elle. Toute cette vengeance sur une jeune fille âgée uniquement de onze ans est un acte si stupide, que tout le monde sur cette terre confirme comme. Tous ces émotions tristes ne sont pas révélées, ne sont pas soupçonnées de vivre par son entourage, maintenant réduit à une seule personne : son abominable père.


____Aujourd'hui est le 12 juillet 2008, un jour comme les autres pour Leila. Elle se fait réveillée à 6h30 par un coup de fouet, réveil brutal dont elle est maintenant habituée. Elle se lave ensuite, avec le peu d'eau qui lui est accordé et s'habille tout en se dépêchant du mieux qu'elle puisse, de peur de se faire une fois de plus disputée. Elle descend les escaliers et passe la porte de la cuisine, découvrant son père déjà installé à table, mangeant son petit déjeuner. Elle le regarde quelques secondes, se demandant ce qu'il peut bien penser d'elle, si elle est vraiment sa « fille » ou juste une étrangère à qui l'on fait du mal et de qui l'on se fiche complètement. Elle fut sortie de ses pensées par la colère de son père, réclamant qu'elle se dépêche car il devait l'accompagner dans un centre de bonne heure avant d'aller travailler, où elle allait toujours pendant les vacances, n'allant pas à l'école. Tous les enfant là-bas étaient méchants avec elle, même seule elle ne se sentait pas à sa place, ayant peur des regards des autres si bizarres, de la directrice la détestant. Elle était vraiment détestée par tout le monde, sauf par la famille de sa mère.


____Une fois qu'elle ait fini de prendre son petit-déjeuner, elle remonta pour se laver les dents et elle monta dans la voiture de son père. Il effectuait toujours le même trajet, qu'elle savait par c½ur depuis le temps. Le temps n'était pas magnifique, la pluie tombait à verse, comme les larmes au fond d'elle qui voulaient sortir à la surface mais qu'elle retenait pour ne pas avoir droit à une dispute de plus. Le vent était également au rendez-vous, faisant tomber quelques feuilles et emportant les gouttes d'eau le plus loin possible. Tout semblait si flou à travers le brouillard qui empêchait d'avoir une vue correcte sur le paysage, donnant l'impression de se trouver seul dans ce monde. La voiture s'arrêta, Leila descendit et son père partit de si tôt, ne lui souhaitant même pas une bonne journée, comme chaque matin. Elle rentrait dans ce grand bâtiment et elle allait de suite dans la cour, malgré les légères gouttes qui ruisselait sur ses cheveux bruns. Elle s'installa sur un banc, celui où elle avait gravé « L + C », le C signifiant Catherine, le prénom que sa mère porte et le L comme Leila. Ce banc était quelque chose de fort pour elle, il lui redonnait espoir : l'espoir de revoir un jour sa mère. « Je te reverrai. » pensa-t-elle, dans le calme complet quand un garçon vint s'assoir à côté d'elle. Elle le regarda, surprise que quelqu'un ait le courage de tenir compagnie à une « peste », comme la qualifie tout le monde.



_____Leila : Tu ne devrais pas me tenir compagnie, je suis une peste selon tout le monde.
_____Inconnu : Sauf que moi je ne suis pas comme tout le monde et je me fiche de ce que disent les gens, je te comprends car
_____je vis quelque chose de dur moi aussi.
_____Leila : Attends comment connais-tu ce que je vis ?




____Il lui raconta toute l'histoire : il avait demandé à la directrice pourquoi elle restait toute seule et bien sûr, il était ressorti du bureau avec pleins d'injures dans la tête. Mais il s'en fichait royalement, le jugement d'autrui ne lui faisait rien, il n'y prêtait aucune attention. Leila, curieuse de connaître ce qu'il vivait, lui demanda pourquoi il la comprenait et bien sûr, il répondit gentiment à sa question. Il n'avait pas de parents, ils étaient morts à sa naissance et il vivait désormais dans un orphelinat, attendant impatiemment que quelqu'un vienne l'adopter. Il se moquait si c'était quelqu'un de haut placé dans le milieu social ou non, il voulait quitter cet enfer. Tous les enfants le regardaient bizarrement à chaque croisement, lui lançaient des phrases méchantes qui ne le blessaient plus au bout du compte. Il ne se sentait tout simplement pas à sa place à Los Angeles, comme la petite Leila. Tout ça l'avait perturbée, elle qui était sûre que personne dans cette ville ne pourrait la comprendre, elle n'avait pas raison sur ce fait. « Ce garçon est si... spécial. » pensa-t-elle, en affichant un léger sourire. Elle avait enfin trouver quelqu'un, quelqu'un sur qui elle pouvait faire confiance. Elle pensa que son père pourrait l'adopter, mais ce ne serait finalement pas une bonne idée, elle ne voudrait certainement pas qu'il subisse la même souffrance qu'elle est obligée d'affronter quotidiennement.



_____Inconnu : Je ne sais même pas ton nom ! Moi c'est Benjamin, et toi ?
_____Leila : Leila, enchantée.
_____Benjamin : J'ai pensé, ton père ne pourrait pas m'adopter? Car je voudrais vraiment sortir de cette misère.
_____Leila : Tu n'en sortiras pas si mon père t'adopte, et je parie qu'il ne voudra pas, quoi que. Je ne veux pas qu'il te fasse
_____souffrir comme il le fait pour moi.




____Elle souleva légèrement son pull, montrant une grosse cicatrice. A cette vue, Benjamin la regarda, étonné. Il ne savait plus quoi dire, et elle non plus, tous les deux baissant le regard pour fixer le sol trempé. Leila se leva doucement dans le silence le plus absolu et partit malgré les empêchements de Benjamin. Elle n'aurait jamais dû faire cela, ne pas lui montrer la blessure, que personne ne soit au courant à part elle et son père. Tout est maintenant flou, comme si l'erreur qu'elle avait commise était la plus grosse du monde. Elle partit dans la salle de musique, où quelques enfants y étaient. Leur présence ne la dérangea pas, elle alla dans le coin gauche, se mettant assise, le front posé sur ses genoux. Son cerveau réfléchissait mais ne trouvait aucunes réponses à ses questions, à toutes ces choses si bizarres qui la font perdre le contrôle de sa vie. Elle ne sait plus qui elle est, la seule chose qu'elle désire c'est de retourner près d'elle, dans ses bras, en Allemagne. Là-bas personne n'est au courant, contrairement à ici. Et si son père l'apprenait ? Que Benjamin allait le voir et qu'il lui racontait tout ce qu'il sait à son sujet ? Elle peut désormais prier pour éviter le pire. Que doit-elle faire ? Se taire ou repartir voir Benjamin, en lui expliquant de garder ça pour lui ? Si oui, le fera-t-il ? Elle ne le connaît que depuis quelques minutes, sa confiance n'est donc pas assurée à cent pour cent, comme elle l'aurait pensé quand il lui avait avoué qu'il la comprenait. Le bonheur avait refait surface, ne s'étant pas contrôlé. Même le sourire faisait plonger Leila, elle ne savait plus quoi penser, rêver, admirer, rien de toutes ces choses qu'un humain fait chaque jour sans s'en rendre compte. Elle se leva, les jambes tremblantes de peur, et repartit en direction de la cour mais Benjamin n'y était plus. Elle le chercha partout dans l'immense établissement mais aucun signe de sa présence, ce qui fit échouer son but, étant de lui expliquer la valeur de ce secret qu'il ne fallait en aucun cas révéler.


____Les heures passèrent à une allure longue, très longue au goût de Leila. Une fois arrivé 17 heures, elle sortit de l'établissement, attendant son père, assise à l'arrêt de bus. Elle se remémorait tous les souvenirs de la journée quand elle fut éblouie par une lumière aveuglante. Son père venait d'arriver et elle monta rapidement dans la voiture pour rentrer chez elle. Le trajet fut silencieux, tout le long du retour, ce qui ne la gênait pas ainsi que son père. Peu de temps après, la voiture s'arrêta enfin, se garant devant la porte d'entrée de sa maison. Le ciel n'avait pas changé, toujours autant gris, ainsi que le temps qui était resté lui aussi de même. Elle rentra rapidement et se dirigea directement dans sa chambre, où elle s'allongea sur son lit, réfléchissant. Quand quelqu'un toqua à sa porte de chambre.




_____Leila : Entrez !
_____Son père : Je viens juste te dire que je m'en vais pour quelques temps à cause du travail. Tu iras chez une dame, j'ai
_____écris son adresse sur le frigidaire.
_____Leila : Mais papa attends je la connais même pas et puis tu t'en vas pendant combien de temps ?
_____Son père : Je ne sais pas, je verrai selon mon humeur, si j'ai envie de te revoir ou pas. Tu ne la connais pas mais à mon
_____retour je lui téléphonerai, si tu n'es pas là-bas ça ira mal pour toi ! Compris ?
_____Leila : Oui... papa. Au revoir !




____Puis son père partit, la laissant toute seule chez elle. Une fois qu'elle entendit le bruit du moteur démarrer, elle descendit à vive allure pour voir l'adresse de cette fameuse inconnue. L'écriture de son père n'était pas soignée et difficile à déchiffrer, mais elle y arriva avec un peu de concentration : Mme Butillet Jacqueline, 44 rue du Gouvernement, Los Angeles. Elle soupira par cette adresse car ses jambes ne voulaient déjà pas effectuer le long trajet qu'elle serait obligée d'effectuer le lendemain. Ne sachant quoi faire pour s'occuper, elle prit la télécommande et alluma la télévision, même si rien d'intéressant ne se proposait.


____Quelques heures plus tard, la pendule affichait 20h15 et les yeux de la jeune adolescente se rouvrirent, après un long sommeil. Leila se dépêcha alors de préparer son dîner, léger car sa faim n'était pas immense, et monta au premier étage. Elle prit son pyjama et se changea dans la salle de bain, avant de s'aventurer sous les couettes encore gelées. Elle mit quelques temps à s'endormir par le stresse qui circulait dans ses veines, mais trouva finalement assez de fatigue pour partir dans son autre monde...



__________Lundi 12 juillet 2005 :


____Une lumière assez forte vint finir son chemin sur le visage de Leila, encore endormie, ce qui la fit se réveiller. Elle se dépêcha de se préparer, s'habillant joliment pour faire bonne impression et descendit prendre son petit-déjeuner en vitesse, voyant l'heure tardive. Une fois toutes les choses habituelles du matin finies, elle prit son petit sac, la clef de sa maison et partit chez cette madame Butillet. Le chemin fut long, environ quarante minutes de marche, ce qui rendait ses jambes tremblantes de fatigue et d'épuisement. La porte de la maison s'approchait au fur et à mesure qu'elle avançait mais quand elle se trouva devant, une question surgit soudain de sa tête.



_____Leila : Dois-je le faire ?





Bonjour à tous !! =).
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
J'espère qu'il vous a plu,
Et je suis navrée pour le retard.
Seulement, maintenant, les devoirs sont plus nombreux donc je n'ai plus
beaucoup de temps pour écrire les chapitres =S.
J'espère, cependant, vous retrouver pour la suite :D.
Gros bisous à tous le monde, la créa'.

# Posté le samedi 15 novembre 2008 07:48

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 06:23

.Le mur de la vérité.

.Le mur de la vérité.


Chapter n°2


_____Leila : Dois-je le faire ?



Leila's speaking.



____Je ne savais pas ce qui était préférable pour moi désormais. Tout semblait s'enchaîner si rapidement que cela m'empêchait de réaliser et de comprendre enfin ce que j'allai vivre pendant son absence : vivre pendant une durée inconnue avec une étrangère ! Après quelques secondes de réflexion intérieure, ma main frappa malgré mon hésitation. Je pus voir une dame d'environ cinquante ans venir m'accueillir, le sourire aux lèvres même si elle ne devinait toujours pas qui j'étais. Quelques secondes de silence, quelques peu gênantes envers moi, s'écoulèrent avant que je me décide à parler.



_____Moi : Bonjour, je suis Leila, la fille de Mr Loffman. Mon père m'avait noté votre adresse et m'avait indiqué que je devais
_____m'y rendre aujourd'hui le temps de son absence.
_____Jacqueline : Oh oui d'accord, et il ne m'a pas dit du bien de toi ! Mais entre dont, je ne vais pas te laisser dehors pendant
_____des heures et je ne vais pas te manger ^^.
_____Moi : Merci madame.




____J'exécutai ce qu'elle venait de me dire, et je fus en pleine admiration lorsque je vis la décoration intérieure de son chez-soi. Tout semblait si magnifique que l'on osait uniquement regarder des yeux et non salir en touchant, l'entrée nous faisait fortement deviner que Mme Butillet était quelqu'un de très bien placé dans le milieu social. Le sol était d'un carrelage blanc et brillant, les murs tapissés de papier-peint clair, les coins décorés de plantations et les côtés meublés de fauteuils, de tables... Tout était si parfait que cet endroit était le portrait d'un rêve d'une femme n'ayant aucunes chances dans la vie : une légère musique résonnait au loin nous emportant avec elle, ces tableaux qui nous invitaient à y entrer, ses miroirs qui dessinaient de l'or autour de nous, cet endroit était très calme et reposant.


____Mme Butillet, ou Jacqueline comme je devais l'appeler à présent, fit marche avec moi entre les couloirs de cette immense maison, pour enfin nous faire atterrir devant une magnifique terrasse, recouverte à moitié d'un parasol, permettant de faire place à l'ombre. Nous nous installâmes confortablement sur deux transats, ma position étant assise car je ne me sentais pas à ma grande aise. Soudain, une question me vint à l'esprit, que je décidai alors de poser à Jacqueline pour essayer d'en découvrir la réponse.



_____Moi : Jacqueline, est-ce que vous savez combien de temps s'absentera mon père ? Car il m'a dit que ce n'était pas fixe,
_____que cela varierait selon son envie de me revoir ou non.
_____Jacqueline : De un, tutoies moi car j'ai l'impression d'être tout à coup vieille comme je ne sais quoi. Et de deux, oui je
_____sais la durée. Elle n'est pas encore exacte pour le moment, mais elle sera de minimum deux ans, c'est ce qu'il m'a
_____informé.
_____Moi : Deux ans ? Mais déjà il me laisse vivre chez une inconnue, et il part pendant tout ce temps ! Je sais, il ne m'aime
_____pas et moi non plus pour dire, mais tout est allé trop vite je trouve ! Il ne m'en avait même pas parlé auparavant, de ce
_____départ si rapide...
_____Jacqueline : Il a sûrement ses raisons Leila. Je ne peux pas t'en dire plus, il m'a promis de garder le reste pour moi. Je
_____réclamais bien sûr des explication à son départ comme toi et j'en ai eu les réponses, mais elles doivent rester
_____confidentielles, je suis désolée.
_____Moi : Ce n'est pas grave, tu n'y es pour rien. Est-ce que je pourrai sortir dans les rues me balader ? J'ai besoin de prendre
_____un peu l'air.
_____Jacqueline : Bien sûr, mais sois là pour midi, c'est l'heure où l'on déjeune.




____Je me levai par la suite et reparcourrai le long chemin pour revenir au point de départ, la porte d'entrée. Je remis mon léger gilet et m'aventurai dans les rues, seule au monde comme toujours. Les gens qui me croisaient ne me regardaient pas, ce qui me rendait à l'aise car, lorsque les regards étaient posés sur ma personne, l'angoisse prenait le dessus. Le sol était le seul sur qui mon regard se plongeait désespérément, cherchant une sortie de ce monde. Je reçus parfois des feuilles sur mon ventre ou sur ma chevelure, ce qui faisait apparaître un léger sourire d'amusement sur mon visage.


____Je vis un banc dans le parc, où je décidai de m'installer pour passer un peu le temps. Je regardais les passants qui me jetaient quelques regards étranges, auxquels j'étais habituée, et découvrais ces magnifiques verdures qui m'entouraient. Je me levai alors et m'allongeai quelques pas plus loin dans l'herbe verte, sous un grand arbre de même couleur. La végétation était une de mes passions, toutes les sortes de paysages me fascinaient. Je connaissais beaucoup de variétés de fleurs, en particulier celles qui résidaient dans mon jardin secret d'autrefois. Ma mère l'avait conçu pour moi à ma naissance, devinant que j'allais autant lui ressembler. Sur ce point, elle n'avait commis aucune erreur, une des plus graves qu'elle est faite est, selon moi, d'avoir épousé mon père. Comment peut-on aimer un être aussi brutal, aussi injuste, aussi raciste, aussi stupide, aussi maladroit, aussi invivable ? « Il ne faut pas se fier aux apparences » dit si bien le proverbe, ma mère ne l'ayant pas respecter, je ne lui en veux pas de me l'avoir offert comme père, mais l'amour avait juste fait son choix. Je ne peux pas dire que d'écouter son c½ur est une erreur, même si je n'ai jamais été amoureuse de ma vie, je sais que cela serait un mensonge. Seulement, la vie ne fait jamais le bonheur parfait, les couples qui s'entendent à merveille... Tout ça n'est adjugé que pour quelques uns d'entre nous et non à tout l'univers, même si ce soit quelque chose d'important dans la vie d'une personne. Ma mère n'a pas fait le bon choix, peut-être a-t-elle refait sa vie avec un autre homme meilleur ? Cette question reste mystérieuse malgré tout.



_____Inconnu : Qu'est ce que vous faîtes jeune demoiselle ? Vous n'avez pas le droit de vous allongez ici, alors partez tout de
_____suite avant que je me fâche !
_____Moi : Oui monsieur. Dans sa tête Il est pas bien lui avec ses règles débiles, on n'a même plus le droit de se reposer tout
_____en admirant le paysage du parc.




____Je me levai rapidement et partit en courant, pour ne pas qu'il me fasse une leçon des bonnes choses et des mauvaises. Je m'avançais peu à peu de la grande place, celle où réside l'hôtel de ville. Une fois arrivée à cet endroit, je regardai la grande horloge, étant suspendue au plus haut possible, afficher 11h50. Je regardai d'abord autour de moi avant de reprendre ma course, de peur d'être en retard pour le déjeuner. J'empruntai beaucoup de petites ruelles, espérant trouver un raccourci. Quelques minutes plus tard, je rentrai enfin à ma « nouvelle demeure ». J'enlevai rapidement ma veste et partis dans ma chambre, située au fond du couloir du premier étage. Je m'allongeai sur mon lit, quand je vis l'heure : 12h00. Je me penchai à la fenêtre de ma chambre, donnant vue sur la terrasse et l'immense jardin, et je vis Jacqueline toujours allongée sur son transat.



_____Moi : Jacqueline je suis rentrée, il est midi !!
_____Jacqueline : Oh merci de me prévenir Leila, je m'étais endormie depuis ton départ ^^. Cela te dit de manger sur la
_____terrasse ? Vu que le temps est magnifique aujourd'hui.
_____Moi : Oui, je suis d'accord. J'arrive, je descends.




____Je fermai doucement ma fenêtre, refermai les légers rideaux de celle-ci et descendis les escaliers pour me retrouver sur la terrasse. Les assiettes ainsi que les couverts étaient déjà posés sur la table recouverte d'une jolie nappe, volante quelque peu par le vent. Je m'aventurai dans l'immense jardin fait de hais, de petits chemins, d'arbustes, de fleurs de toutes les couleurs du monde. Je vis alors au loin une piscine avec une balancelle juste à côté d'un arbre. J'étais là, bouche-bée, fascinée par le paysage que mes yeux pouvaient découvrir. Mon corps s'était détendu laissant place à un calme complet en moi, quand j'eus un petit sursaut lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule.



_____Jacqueline : Tu aimes ce petit coin ?
_____Moi : Oui, il est magnifique.
_____Jacqueline : C'est là que j'allais dans le temps quand j'étais triste, après la mort de mon mari...
_____Moi : Oh Jacqueline ne pleure pas, tu vas me faire pleurer aussi. C'est fini toute cette histoire, n'y pense plus et vis
_____l'instant présent.
_____Jacqueline : Tu es si différente et si mûre pour une jeune fille de ton âge. Ton père me disait du mal de toi mais, pour
_____l'instant, j'ai la certitude qu'il m'a menti.
_____Moi : C'est assez compliqué et délicat comme histoire. Mais comment mon père te connaît ? En général il n'est pas très
_____aimable envers les gens et côtoyer une personne aussi gentille et généreuse que toi ne serait pas dans son quotidien.
_____Jacqueline : Tu as une mauvaise vue de ton père mais c'est quelqu'un de très bien au fond. Seulement il ne le laisse pas
_____souvent voir et la violence qu'il te fait subir n'est pas contre toi, parce qu'il faut que tu le saches, ton père t'aime Leila.
_____Moi : Je ne suis pas sûre Jacqueline, il me hait comme moi envers lui. Je ne te crois pas, une personne comme lui ne
_____peut pas aimer sa fille en lui faisant subir ce qu'il me fait. Il t'a raconté n'importe quoi, comme il le fait à tout le monde.
_____Et toi tu es tombée dans ses mensonges !
_____Jacqueline : Assis-toi et laisse-moi t'expliquer toute l'histoire...




____On s'installa toutes les deux sur la balancelle, très confortable. Elle me raconta toute l'histoire mais je n'en croyais pas un mot, cela serait impossible d'être vrai. Soit-disant que mon père souffre et qu'il n'arrive pas à se débarrasser de sa souffrance, il s'acharne sur moi. Mais pourquoi moi ? Je suis, comme elle me l'affirme, la seule personne qui est le plus souvent avec lui. Je lui explique à mon tour toute ma vie depuis le début. Son arrivée en Allemagne pour me ramener ici, à Los Angeles. Cet acte montre qu'il ne m'aime pas et qu'il ne souffre pas, vu qu'il savait parfaitement que j'aimais plus ma mère. Et lui qui affirmait clairement qu'il détestait sa fille ? Ça n'a pas pu changé du jour au lendemain. Jacqueline essaye de me calmer mais en vain, je veux connaître la vérité sur mon père, sa vraie vie. Si il me l'a cachée, je crois que je ne lui pardonnerai jamais, jamais !


____Je me lève, tremblante de rage, et cours dans le fond du jardin interminable. Je veux aller le plus loin de cette ville, de cette vie qui me hante la tête malgré mes efforts pour lutter contre. Je vois une barrière qui donne sur un champ et j'aperçois qu'elle n'est pas fermée à clef. Je l'ouvre et je m'enfuis, entendant les cris de Jacqueline pour me retenir. Je ne veux plus la revoir, même si elle n'y est pour rien dans l'histoire, c'est mieux ainsi. Mon père m'avait clairement informé : « Si tu n'es pas là-bas, ça ira mal pour toi ! Compris ? ». J'ai compris, mais ce n'est pas pour cela que je respecterai ses paroles, peut-être fausses. Je doute, je doute sur lui, sur sa vie. M'a-t-il tout dit à son sujet ? M'en cache-t-il une majeure partie ? Je n'en suis plus certaine à présent, lui qui a un visage si aimable mais qui pourtant me fait du mal, deux choses s'affrontent : l'apparence et le moral. L'apparence joue toujours le rôle de l'héroïne, mais il ne faut jamais la croire, même si elle influence beaucoup sur le jugement.


____Je me laisse tomber, la vue trouble, le c½ur battant la chamade et le souffle presque coupé. Je regarde le ciel rempli de nuages, qui tournent avec quelques vertiges et un mal de tête me fait horriblement mal. Je respire profondément et calmement pour que cela passe mais mon plan échoue. Je me relève et je devine au loin la barrière que j'ai franchie. Je marche doucement, puis accélère le pas au fur et à mesure que les minutes s'écoulent. Ma vue n'est pas nette mais je peux très bien distinguer au loin, après un quart d'heure de marche, la barrière avec Jacqueline me faisant signe. A cette vue, je l'appelle mais je n'obtiens aucune réponse. Je m'arrête et la regarde, je la vois qui court vers moi voyant que je manque de tomber. Quelques secondes plus tard, elle se tient devant moi, quelque peu inquiète.



_____Jacqueline : Leila ça va ? Leila ? Tu m'entends ?



____Je ne trouve pas la force de répondre, de parler, d'ouvrir la bouche. Je sens juste mon c½ur battre à vive allure et mon souffle ralentir. Je sens les bras nus de Jacqueline m'enlacer avec douceur, ce qui me réchauffe légèrement mais les vertiges et le mal de tête sont toujours présents.



_____Moi : Jacqueline...
_____Jacqueline : Oui ma Leila ?
_____Moi : Je ne me sens pas bien...




____Mes yeux commencent à se fermer doucement, mes jambes à s'affaiblir et mon esprit s'endort par la suite dans le noir complet, sa dernière phrase résonnant en boucle : « Oui ma Leila »...



Hello everybody !!
Me revoilà de retour pour un nouvel épisode, qui j'espère vous aura autant plu que le précédent.
J'ai fait attention à vos remarques et, comme certaines personnes le voulaient,
j'ai fait un peu plus de dialogue ^^. Le premier chapitre était surtout de la description
pour bien que vous compreniez la vie de notre petite Leila =).
Cependant, j'ai sûrement commis encore quelques erreurs ^^.
Combien de commentaires me proposez-vous sur cet article ?
Et bien je vous dis au revoir sur un air de Got Me Going Crazy =P.

PS : Encore désolé de cet immense retard, le temps que j'ai
entre les cours, les repas et les devoirs est très très court =$.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 09:31

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 12:03